Compétences Infirmier autorisé/infirmière autorisée en pratique privée près de Toronto (ON)

Voici les compétences généralement requises pour exercer le travail d’infirmier autorisé/infirmière autorisée en pratique privée au Canada. Les compétences fournies s’appliquent à l’ensemble des Infirmiers autorisés/infirmières autorisées et infirmiers psychiatriques autorisés/infirmières psychiatriques autorisées (CNP 3012).

Expertise

Les personnes qui exercent cette profession font habituellement appel aux compétences suivantes.

  • Évaluer les patients afin d'identifier les soins infirmiers appropriés
  • Utiliser du matériel ou des appareils médicaux ou en surveiller l'utilisation
  • Dispenser des services de counseling et donner des cours de dynamique de la vie
  • Dispenser des soins infirmiers
  • Offrir des services consultatifs concernant des questions relatives à la profession d'infirmier et à la pratique des sciences infirmières
  • Assister les médecins dans les interventions chirurgicales et autres procédures médicales
  • Prendre part à des évaluations des besoins de la collectivité et à l'élaboration de programmes
  • Surveiller, évaluer, prendre des mesures en conséquence, rendre compte et consigner les symptômes et les changements de l'état des patients
  • Gérer les cas de soins à domicile
  • Effectuer des travaux de recherche reliés aux sciences infirmières
  • Collaborer afin de planifier, d'implanter, de coordonner et d'évaluer les soins aux patients
  • Délivrer et administrer les médicaments prescrits par un médecin
  • Assurer la prestation de programmes d'immunisation
  • Offrir des programmes d'éducation en soins de la santé
  • Effectuer des tests de dépistage de maladies
  • Superviser les infirmiers auxiliaires autorisés et autre personnel infirmier

Compétences essentielles

Voyez comment les 9 compétences essentielles s’appliquent à cette profession.

Lecture
  • Lire des courriels publicitaires annonçant les possibilités de perfectionnement professionnel, comme des séminaires à venir, des ateliers, des conférences et des cours. (1)
  • Lire, s'il y a lieu, des instructions sur les formulaires de demande d'analyses en laboratoire pour confirmer les directives à suivre avant d'effectuer les tests. (1)
  • Lire des étiquettes sur les médicaments ou les produits médicaux, afin de connaître les instructions à suivre avant de les administrer ou de les manipuler. (1)
  • Lire des bulletins d'associations nationales ou provinciales, afin de se tenir informé des changements apportés aux politiques et aux normes dans le domaine des soins de santé, et d'en apprendre davantage sur les nouvelles tendances dans la profession, ainsi que les nouvelles techniques et pratiques. (2)
  • Consulter, s'il y a lieu, «le Manuel Merck» (en anglais, «Merck Manual of Diagnosis and Therapy»), pour obtenir de l'information sur les maladies et les médicaments. Consulter, par exemple, l'ouvrage au sujet des maladies du foie pour connaître les signes, les symptômes et les traitements. (3)
  • Consulter les manuels des politiques et procédures pour vérifier ou confirmer les règlements à suivre lors de l'établissement des plans de travail ou de traitement. (3)
  • Lire, s'il y a lieu, les protocoles relatifs aux plans de traitement ou aux procédures d'évaluation, afin de déterminer si les demandes de renseignements de la part des patients lors de l'évaluation de leur état de santé sont pertinentes. En général, ces protocoles comptent de cinq à dix pages et exigent des connaissances spécialisées dans le domaine médical pour comprendre et appliquer leur contenu. (3)
  • Lire le «Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques», afin d'en apprendre davantage sur les médicaments, surtout leurs effets secondaires possibles, les contre-indications, les interactions avec d'autres médicaments et leur administration. (4)
  • Lire, en milieu hospitalier, les dossiers des patients pour obtenir de l'information sur leurs antécédents médicaux, leur état de santé actuel, les soins à leur prodiguer, les résultats des examens et les besoins spéciaux. Examiner et résumer l'information afin d'évaluer l'état du patient, de déterminer les soins appropriés, d'informer les autres professionnels de la santé, et de préciser si des interventions additionnelles sont requises. (4)
  • Lire les manuels de soins infirmiers et médicaux, comme «Strategies for Immunization Handbook», «Fundamentals of Nursing», «Clinical Practice», «Child Protection Guidelines» ou «Care Beyond Care Handbook», afin de s'informer sur des maladies, des procédures ou des troubles en particulier. S'appuyer sur cette recherche lors de l'évaluation de l'état de santé d'un patient et de l'élaboration des plans de travail ou de traitement. Des connaissances spécialisées sont requises pour utiliser l'information médicale. (4)
  • Lire des articles dans les revues spécialisées de soins infirmiers, médicaux et cliniques, comme «Nursing Research», «Journal of Nursing Care» ou «Medical Care», pour en apprendre davantage sur les nouveautés dans les pratiques, les produits et les techniques, et obtenir de l'information sur des troubles médicaux en particulier et les traitements ou programmes recommandés. Analyser, résumer et évaluer, au besoin, l'information contenue dans ces articles. Une connaissance spécialisée de la terminologie médicale est requise pour intégrer l'information technique à la pratique actuelle. (5)
Utilisation de documents
  • Lire les étiquettes sur des médicaments, afin de vérifier le nom du patient, la posologie, le calendrier d'administration, les ingrédients et les instructions relatives à la reconstitution. (1)
  • Inscrire les activités quotidiennes, les heures et les notes dans des registres, afin de conserver des documents d'archives sur les soins prodigués au patient, le travail clinique accompli, les tâches liées à la recherche effectuées et la présence aux réunions. (1)
  • Demander, s'il y a lieu, des tests précis à effectuer, tel qu'un prélèvement sanguin ou tout autre prélèvement, en remplissant des formulaires de demande d'analyses. Cocher les tests effectués sur les listes fournies, et inscrire les commentaires du médecin dans l'espace réservé à cette fin. (1)
  • Tracer, s'il y a lieu, la grandeur en centimètres et le poids en kilogrammes sur des fiches de croissance. Lire, interpréter et comparer ces données, afin d'évaluer la croissance du patient et de déterminer toute anomalie. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, un tableau alphabétique, des images ou d'autres moyens visuels pour communiquer avec les patients. (2)
  • Inscrire, s'il y a lieu, les signes vitaux et d'autres mesures, comme la pression artérielle, la température, la fréquence respiratoire, le pouls, la saturation du sang en oxygène, l'apport de liquides et des excrétions, la grandeur et le poids dans le dossier du patient. Entrer et classer les données dans divers formats, selon les besoins, afin que les autres professionnels des soins de santé y aient accès rapidement. (2)
  • Interpréter, s'il y a lieu, des diagrammes illustrant des protocoles, comme les procédures d'évaluation ou l'élaboration de plans de traitement. Suivre les instructions sur les diagrammes afin d'effectuer les tâches dans le bon ordre, et de prendre des décisions en se fondant sur les procédés décrits dans les diagrammes. (2)
  • Tracer, s'il y a lieu, les données sur les signes vitaux, comme la température, la pression artérielle et la fréquence cardiaque, sur des graphiques en segments, afin de vérifier la présence de changements pendant une période précise. Résumer l'information de ces graphiques lors de l'évaluation de l'état de santé d'un patient, et déterminer les interventions éventuelles requises. (3)
  • Lire et interpréter, au besoin, les graphiques dans des revues de soins médicaux et infirmiers afin de comprendre les résultats de recherches. Interpréter des diagrammes à barres et des diagrammes circulaires dans les rapports du gouvernement, afin de s'informer des questions précises en santé, comme les besoins relatifs aux soins de santé dans les collectivités, les soins à domicile ou les soins ambulatoires. (3)
  • Lire et interpréter des dessins et des diagrammes anatomiques afin d'expliquer des troubles médicaux ou des maladies aux patients et à leurs familles. (3)
  • Parcourir des tableaux de mesures et les résultats des tests, comme les tests de glycémie, la teneur en protéines, le taux de cholestérol, ainsi que la numération des plaquettes et de l'hémoglobine. Ces données servent à définir les traitements et les interventions appropriés. La lecture des résultats de laboratoire exige la compréhension des méthodes de tests et de la relation entre les résultats. (3)
  • Lire et résumer de l'information provenant de formulaires médicaux, de graphiques, de radiographies et de tableaux contenus dans le dossier du patient. Dans ces documents, on peut trouver les antécédents médicaux, les ordonnances, les données relatives aux signes vitaux et les observations cliniques. Consulter ces documents pour en apprendre davantage sur l'état du patient, pour déterminer les soins prioritaires à prodiguer au patient, et préparer les formulaires de demande d'examens conformément aux spécifications du médecin. (4)
Rédaction
  • Rédiger de courtes notes pour se souvenir des tâches ou des demandes des patients. De plus, documenter les activités quotidiennes en les notant dans les registres. (1)
  • Rédiger de brefs courriels pour demander de l'information à des collègues, à des pharmaciens, à des techniciens de laboratoire ou à d'autres professionnels de la santé. Envoyer, par exemple, s'il y a lieu, des courriels à des techniciens de laboratoire pour obtenir des précisions sur les résultats d'un test ou pour demander à quel moment un examen sera effectué, afin de pouvoir faire un suivi auprès des patients. (1)
  • Remplir, s'il y a lieu, des formulaires de demande d'analyses qui comprennent des instructions destinées aux techniciens de laboratoire. (2)
  • Rédiger des commentaires dans le dossier des patients, afin d'y inscrire les observations, les résultats des tests et les changements requis par les médecins en ce qui a trait aux soins et aux médicaments. Écrire les commentaires de façon concise et exacte, car d'autres professionnels de la santé pourraient consulter le dossier des patients pour prendre des décisions à l'égard du traitement. (3)
  • Rédiger de longs rapports lors du transfert d'un patient vers un autre hôpital ou un autre département, et lors du congé du patient. Ces rapports résument les données recueillies par tous les professionnels de la santé qui ont prodigué des soins au patient. De plus, ils détaillent les traitements administrés, ainsi que les recommandations relatives au suivi. (4)
  • Élaborer des procédures et des protocoles détaillés en vue de l'évaluation du patient ou de la création d'un plan de traitement. Rechercher l'information et la présenter conformément aux lignes directrices fournies par la clinique, l'hôpital ou l'organisation. Ces documents comportent plusieurs pages et exigent des connaissances spécialisées. (4)
  • Rédiger, s'il y a lieu, des évaluations détaillées de nombreuses pages après la visite ou un appel d'un patient. Exposer le protocole, discuter des recommandations et ajouter toute nouvelle information. Souvent, les évaluations sont remises aux autres professionnels de la santé à des fins de suivi ou de classement. L'information doit être claire et concise, afin que le personnel médical ou les autorités gouvernementales puissent donner suite à l'information et aux recommandations. (4)
CalculCalculs monétaires
  • Additionner, s'il y a lieu, le coût des articles achetés lors de la préparation des notes de frais. (1)
  • Calculer, s'il y a lieu, les frais de déplacement vers les écoles, les hôpitaux ou les résidences, en multipliant la distance parcourue par un tarif fixe par kilomètre. (1)
Calendriers des budgets et des opérations comptables
  • Consulter les plans de travail quotidiens, pour connaître les tâches attribuées, les rendez-vous avec les patients et les pauses. (1)
  • Fixer, s'il y a lieu, en milieu hospitalier, les rendez-vous des patients comme pour les rayons X, les tomodensitogrammes (« Ct-scan »), l'ergothérapie, la physiothérapie et les ultrasons. Tenir compte des urgences et des annulations, afin d'assurer l'efficacité de l'horaire des rendez-vous. (2)
  • Analyser, au besoin, les coûts, afin de choisir la compagnie pharmaceutique auprès de laquelle il faut acheter les médicaments de la clinique ou du dispensaire. Tenir compte de plusieurs facteurs, comme le coût et la disponibilité des médicaments lors de l'analyse. (2)
  • Rajuster l'horaire quotidien, afin de tenir compte des circonstances spéciales imprévues, comme les urgences médicales ou les crises. (2)
  • Vérifier, s'il y a lieu, l'horaire des rendez-vous des médecins qui font des quarts de travail en milieu hospitalier, afin de s'assurer de l'exactitude des engagements et de l'utilisation efficace du temps disponible. Rajuster l'horaire des médecins, afin de tenir compte des annulations et des urgences. (2)
Mesures et calculs
  • Mesurer, au besoin, les vaccins ou les médicaments en milligrammes. (1)
  • Utiliser, au besoin, des rubans pour mesurer la circonférence de la tête, le tour de taille ou la longueur des membres. (1)
  • Calculer le temps requis pour vider un sac pour perfusion intraveineuse. Remplacer, par exemple, un sac au cours des 4 prochaines heures s'il ne reste que 450 cc dans le sac et qu'il se vide à un rythme de 100 cc à l'heure. (2)
  • Utiliser de l'équipement spécialisé, comme un glucomètre pour mesurer le taux de glycémie, un oxymètre pour mesurer la saturation en oxygène, et un thermomètre numérique pour mesurer la température. (3)
  • Calculer et mesurer, s'il y a lieu, la quantité de médicament à administrer lors de la reconstitution d'un médicament solide en un médicament liquide. Dans le cas de l'amoxicilline (Apo-amoxi), un médicament servant à traiter la pneumonie, 8 millilitres équivaut à 1 gramme. Toutefois, un patient peut nécessiter que 325 milligrammes. Se servir des proportions pour calculer la quantité en millilitres à administrer. (3)
  • Il peut être nécessaire de calculer le goutte-à-goutte intraveineux en comptant le nombre de gouttes par 15 secondes, afin de s'assurer que le patient reçoit la bonne quantité de fluides et de médicaments. (3)
Analyses des données numériques
  • Comparer les mesures d'équipement spécialisé, comme un glucomètre ou un oxymètre, afin d'établir des normes permettant de déterminer si les lectures se trouvent dans une plage acceptable. (1)
  • Tracer la grandeur et le poids des patients sur des tableaux et faire le suivi des gains et des pertes au fil du temps afin d'évaluer l'état de santé. (1)
  • Mesurer, s'il y a lieu, l'apport de liquides et les excréments, et de comparer les résultats au fil du temps, afin de déterminer si le patient ingère suffisamment de liquides ou conserve les fluides. (2)
  • Comparer des données, comme la numération des thrombocytes (plaquettes sanguines) et de l'hémoglobine, le taux de glycémie et de protéines, aux normes fixées, afin de déterminer si les résultats se trouvent dans une plage acceptable. (2)
  • Surveiller, au besoin, les changements au plan des signes vitaux, comme la température, la pression artérielle et la fréquence cardiaque, afin de déterminer les tendances et les troubles médicaux. Une hausse de la température, par exemple, peut être le signe d'une infection. (2)
  • Analyser, s'il y a lieu, les résultats d'un sondage, pour déterminer les priorités d'une collectivité en matière de santé, et d'obtenir l'opinion du public relativement à différentes questions relatives à la santé. Analyser, s'il y a lieu, des tendances ou prévoir les besoins futurs. (3)
Calcul approximatif
  • Estimer, au besoin, la température en touchant le front des patients. (1)
  • Estimer le temps requis pour effectuer une ronde dans un hôpital ou pour faire des visites dans une collectivité. Fonder les estimations sur l'état de santé des patients, l'emplacement et l'accessibilité, les besoins relatifs à l'interaction sociale et le moment de la journée. (2)
Communication verbale
  • Discuter, au besoin, avec les fournisseurs pour obtenir de l'information sur l'équipement médical destiné aux patients en convalescence à la maison. (1)
  • Communiquer, s'il y a lieu, avec les pharmaciens pour les informer d'erreurs sur les ordonnances, leur demander de l'information sur des médicaments en particulier ou leur demander de préparer une ordonnance pour un patient. (2)
  • Discuter de l'attribution des tâches et des procédés de soins avec d'autres infirmiers. Fournir, s'il y a lieu, des recommandations sur les pratiques optimales et la charge de travail aux autres infirmiers. (2)
  • Négocier, au besoin, avec les fournisseurs, afin d'obtenir les meilleurs prix et services pour le patient lors de l'achat d'équipement médical bien précis. (2)
  • Communiquer avec les patients pour obtenir de l'information sur leur état actuel, offrir un soutien lorsqu'ils disent ressentir de la douleur ou de l'inconfort, expliquer les procédures médicales et répondre aux questions ou réagir aux préoccupations liées à leur état de santé ou aux traitements. Ces discussions peuvent être émotives. Les patients auront peut-être besoin d'être réconfortés et rassurés. (3)
  • Aborder les sujets d'éducation en matière de santé avec de petits groupes au sein de la collectivité. Échanger, par exemple, de l'information sur le calendrier de vaccination avec les jeunes en maternelle et leurs parents, discuter des saines pratiques sexuelles avec les jeunes du secondaire, ou parler de l'auto-examen des seins avec les groupes de femmes. (3)
  • Enregistrer des notes cliniques sur des bandes audio qui seront transcrites ou que les autres professionnels de la santé chargés de cas particuliers écouteront. Souvent, l'information est très technique. Elle doit donc être communiquée de façon claire et concise. Écouter, s'il y a lieu, les notes cliniques enregistrées par d'autres infirmiers ou professionnels de la santé chargés des cas communs. Ces notes peuvent comprendre de l'information relative à l'état et au comportement d'un patient, aux traitements en cours ou recommandés, ou à des demandes de suivi par des médecins ou d'autres professionnels de la santé. (3)
  • Interagir avec les médecins et d'autres professionnels de la santé pour : échanger de l'information sur les plans de traitement des patients, demander des examens, recommander un renvoi à un autre professionnel de la santé, discuter des stratégies de communication visant les patients et leurs familles, fournir de l'information sur les résultats de tests, obtenir de l'information sur les médicaments prescrits aux patients, ou clarifier un diagnostic. (3)
  • Participer, s'il y a lieu, à des réunions avec d'autres professionnels de la santé, afin de discuter des progrès observés chez un patient. Échanger de l'information avec des collègues, et faire des suggestions pour améliorer les plans de traitement et mettre en place des procédures en particulier. (3)
  • Communiquer et coordonner avec les collègues durant les urgences. Échanger, au besoin, de l'information sur l'état du patient ou fournir des instructions sur ce qui doit être fait pour résoudre un problème. La situation peut être chaotique, stressante et mettre la vie de quelqu'un en danger; les communications doivent donc être claires, concises et exactes. (4)
  • Communiquer avec le patient et sa famille lorsqu'il est atteint d'une maladie grave. Puisque les discussions sont empreintes d'émotion, s'assurer d'utiliser un langage et un ton appropriés. Rassurer le patient et les membres de sa famille, et écouter attentivement leurs préoccupations. La communication peut être difficile si le patient est incapable de verbaliser ses pensées. Échanger de l'information à l'aide d'un tableau alphabétique, d'images et de signaux lorsque la communication peut être difficile et le patient est incapable de verbaliser ses pensées. (4)
  • Communiquer, s'il y a lieu, de l'information aux policiers, aux centres de détresse ou aux autres autorisés en présence de personnes ayant des tendances suicidaires ou un comportement violent. Respecter les protocoles établis, afin de s'assurer de transmettre efficacement toute l'information requise. Cette communication se déroule dans un contexte hautement émotif, et exige une maîtrise de soi. Dans ces situations, une mauvaise communication peut causer des blessures graves ou la mort. (4)
Capacité de raisonnementRésolution de problèmes
  • Dans certains cas, les dossiers de patients qui attendent un traitement peuvent être incomplets ou désuets. Demander l'envoi immédiat des documents manquants et la mise à jour des dossiers désuets. (1)
  • Demander d'avoir l'équipement requis lorsque l'équipement est nécessaire pour intervenir dans une situation particulière. Utiliser l'équipement disponible jusqu'à ce que des ressources additionnelles soient fournies. (1)
  • Remarquer qu'un patient ne réagit pas à un traitement comme prévu. Cesser le traitement infructueux pour empêcher toute complication éventuelle et informer les médecins responsables. Constater, par exemple, s'il y a lieu, qu'un patient dont l'apport en liquides est élevé n'urine pas souvent, ce qui peut accroître le risque d'insuffisance rénale ou de problèmes cardiaques et pulmonaires. Réduire l'écoulement par voie intraveineuse, et vérifier la pression artérielle du patient, son niveau d'électrolytes et sa respiration. (2)
  • Aborder des schémas de croissance anormaux chez les jeunes enfants et les enfants. Explorer les différentes causes d'absence de prise de poids, comme les mauvaises techniques d'allaitement, dans le cas d'un nouveau-né. Diriger le patient vers un spécialiste qui fera d'autres tests dans les cas des enfants plus âgés. (2)
  • Déplacer ou changer la position des patients. Demander l'aide d'autres infirmiers ou de membres du personnel. Utiliser les techniques appropriées pour réduire les risques de blessures s'il faut déplacer un patient sans aucune aide. (2)
  • Trouver que les médicaments envoyés par la pharmacie ne correspondent pas à ceux indiqués dans le dossier d'un patient. S'assurer que le médecin n'a pas modifié l'ordonnance du patient. Communiquer ensuite avec la pharmacie pour signaler l'erreur et demander que la bonne ordonnance soit remplie. (2)
  • Constater que des enfants de moins de 16 ans sont victimes de violence de la part de leurs parents. Communiquer avec les autorités appropriées, comme les services sociaux ou les policiers, pour signaler de tels cas. (2)
  • Faire face à des urgences nécessitant une aide immédiate. Communiquer, par exemple, avec un anesthésiste pour discuter d'une réaction indésirable à l'anesthésie aussi rapidement que possible, pour éviter toute complication pouvant s'avérer mortelle. (2)
  • Parler à des patients extrêmement agités au téléphone. Demander le nom de l'interlocuteur et préciser les problèmes en ciblant les questions. Tenter de calmer les patients furieux en prenant un ton non agressif. Communiquer avec les autorités appropriées si l'interlocuteur devient violent ou irrationnel, ou s'il risque d'être suicidaire. (3)
  • Avoir affaire à des patients dont l'état de santé se détériore de façon soudaine et inattendue. Suivre les protocoles établis pour les cas urgents; les erreurs peuvent entraîner la mort. (3)
  • Il peut y avoir des problèmes de communication avec les patients, en raison d'une barrière des langues, du handicap du patient ou de troubles médicaux, comme un accident cérébrovasculaire. Tenter de trouver un interprète qui peut aider à la communication dans le cas de la barrière des langues. Consulter, au besoin, des collègues pour obtenir de l'aide ou d'élaborer un système de communication à l'aide de gestes et de repères visuels si le problème de communication est attribuable à un handicap ou à un trouble médical. (4)
Prise de décision
  • Il peut être nécessaire de choisir les ressources communautaires à utiliser pour mieux comprendre les questions précises sur la santé. Utiliser plusieurs ressources différentes, comme des dépliants, des sites Web, des livres, des films, des dispensaires et des experts en la matière. Prendre des décisions en se fondant sur la pertinence et l'accessibilité des ressources et des besoins immédiats de la population. (1)
  • Fixer l'ordre dans lequel il faut visiter les patients en milieu hospitalier. Déterminer les priorités après avoir examiné le dossier des patients et tenir compte des urgences et des cas graves. (2)
  • Dans les collectivités ou les cliniques, décider d'envoyer un patient à l'hôpital en se fondant sur la gravité de l'état de santé de ce patient. (2)
  • Choisir, s'il y a lieu, le contenu des brochures ou des dépliants relatifs à la santé à distribuer dans la collectivité. Tenir compte de certains facteurs, comme l'intérêt de la population, les données démographiques et le type d'information à communiquer. (2)
  • Choisir le moment où il faut commander un médicament à la pharmacie lorsqu'en milieu hospitalier. Appuyer la décision en fonction de la quantité qui reste de médicaments et de la quantité requise à court terme. (2)
  • Décider, s'il y a lieu, du dosage de médicaments en vente libre à recommander aux patients par téléphone. Tenir compte de l'âge, du poids et de l'état de santé du patient pour prendre la décision. (3)
  • Décider, au besoin, de changer le protocole, lors de l'évaluation de l'état de santé de l'interlocuteur au téléphone. Prendre les décisions en se fondant sur l'information fournie par l'interlocuteur, ainsi que sur les changements de ton et d'attitude, la façon de répondre aux questions et le degré de collaboration de l'interlocuteur. (3)
  • Décider, s'il y a lieu, s'il faut augmenter ou diminuer le pourcentage d'oxygène fourni aux patients, en se fiant aux données de saturation. L'expérience et les connaissances s'avèrent importantes lors de la prise d'une telle décision. En n'intervenant pas de façon appropriée, cela peut entraîner une insuffisance cardiaque. (3)
  • Choisir le moment où il faut communiquer avec un médecin lorsque l'état d'un patient se détériore. Faire une évaluation critique en examinant le patient et son dossier, et exiger certains tests, s'il y a lieu. Décider si l'intervention immédiate d'un médecin est nécessaire selon les résultats. L'exactitude de la décision s'avère cruciale, puisque des fautes ou des erreurs de jugement peuvent nuire considérablement à la santé des patients. (4)
Pensée critique
  • Ils évaluent et priorisent chaque tâche assignée afin de décider lesquelles doivent être accomplies immédiatement. Les infirmiers autorisés peuvent aussi évaluer les tâches assignées pour déterminer si de l¿aide est nécessaire pour les accomplir. (2)
  • Ils peuvent évaluer différents fournisseurs pharmaceutiques en prenant en considération des facteurs comme le temps de réponse, les prix, les services éducatifs, les communications et le soutien offert par les représentants commerciaux. (2)
  • Ils évaluent la condition des patients pour déterminer si leur santé s¿améliore, se détériore ou se stabilise en surveillant leurs signes vitaux comme la pression artérielle, la température, le pouls et le rythme cardiaque. Les résultats peuvent indiquer le besoin de mener d¿autres tests, de modifier la diète ou la consommation de fluides ou de changer les médicaments. (3)
  • Ils peuvent évaluer les fonctions motrices des clients à l¿aide de différents tests comme le test des habiletés motrices. Les infirmiers autorisés peuvent se rapporter aux résultats des patients à d¿autres tests et aux sessions d¿observation afin de déterminer des plans de traitement appropriés. (3)
  • Ils priorisent les cas d¿urgence en tenant compte de la gravité des blessures ou des conditions médicales, du nombre de spécialistes de service ainsi que de la disponibilité des lits et de l¿équipement. Les infirmiers autorisés peuvent avoir à gérer des situations de vie ou de mort lors desquelles une erreur de jugement peut avoir des conséquences mortelles. (4)
  • Ils peuvent évaluer la probabilité que des problèmes surviennent pendant une chirurgie, à la suite de la vérification des dossiers des patients. Les infirmiers autorisés examinent les antécédents médicaux des patients ainsi que la sévérité de leur condition médicale, leur âge, ainsi que la durée et la complexité des chirurgies à exécuter pour déterminer des mesures de soutien et des plans d¿urgence. (4)
  • Ils peuvent, par téléphone, évaluer l¿urgence et l¿authenticité d¿une situation abusive qui a été rapportée. Pour ce faire, ils doivent respecter un protocole d¿évaluation particulier. Une évaluation incorrecte de la gravité de la situation peut entraîner des blessures graves ou la poursuite des abus. (4)
Planification et organisation du travail

Planification et organisation de leur travail

Les infirmiers autorisés doivent organiser leurs tâches selon la distribution du travail. En milieu hospitalier, on attribue des cas particuliers aux infirmiers autorisés. Ceux-ci doivent donc examiner le dossier des patients pour fixer les priorités et l'ordre des tâches à accomplir. Ils doivent tenir compte du calendrier des médicaments et des traitements, ainsi que des rendez-vous des patients dans d'autres départements, comme les départements des rayons X, d'orthopédie et de physiothérapie. Les infirmiers autorisés doivent faire preuve de souplesse pour tenir compte des événements imprévus, des urgences et des interruptions constantes par les collègues, d'autres professionnels de la santé et les patients. Dans les cliniques médicales ou les dispensaires, les infirmiers autorisés planifient leur journée selon l'horaire des rendez-vous des patients. De plus, ils doivent réagir de façon appropriée aux urgences et aux demandes simultanées des patients, des techniciens, des médecins et des réceptionnistes. Ils doivent souvent coordonner leurs tâches en fonction de celles d'autres infirmiers ou professionnels de la santé. Les infirmiers autorisés planifient leurs activités professionnelles en respectant les procédures et les protocoles établis, ainsi que l'énoncé de mission des établissements ou des organisations dans lesquels ils travaillent. (3)

Planification et organisation du travail des autres

Les infirmiers autorisés peuvent avoir à déléguer des tâches à d'autres infirmiers autorisés, à des infirmiers auxiliaires autorisés ou à des aides-infirmiers. Les infirmiers autorisés en chef ayant des tâches de supervision doivent aussi organiser l'horaire quotidien et déterminer les priorités de leurs collègues. Ils coordonnent le travail en fonction de celui des collègues et d'autres professionnels de la santé afin de dispenser de façon efficace des soins médicaux aux patients. (3)

Utilisation particulière de la mémoire
  • Se souvenir du nom et du visage des patients et des membres de leur famille.
  • Se souvenir de l'état de santé des patients à leur charge en milieu hospitalier.
  • Se souvenir des coordonnées des médecins et des laboratoires médicaux.
  • Se souvenir des politiques et des procédures adoptées par les hôpitaux, les cliniques médicales ou les dispensaires.
  • Se souvenir des tâches et des priorités attribuées au début de chaque journée.
  • Mémoriser des acronymes, des formules et le nom de médicaments pour préparer des ordonnances, administrer des médicaments ou donner des conseils sur les médicaments en vente libre.
  • Dans le cas des infirmiers au bloc opératoire, se souvenir de l'équipement nécessaire pour des chirurgies particulières.
  • Se souvenir des appareils médicaux qui pourraient aider les patients lorsqu'ils retournent à la maison après leur hospitalisation.
  • Garder à l'esprit les demandes de patients relativement au suivi.
Recherche de renseignements
  • Consulter le «Compendium» des produits et spécialités pharmaceutiques» pour obtenir de l'information sur les médicaments. (1)
  • Rechercher, au besoin, les résultats de tests en laboratoire ou de voies de traitement dans les bases de données d'une organisation. (1)
  • Consulter d'autres infirmiers autorisés ou des professionnels de la santé, afin de recueillir de l'information et leur opinion sur le cas d'un patient, les plans de traitement, les procédures et les protocoles. (2)
  • Consulter le dossier des patients pour trouver de l'information sur l'état de santé du patient pour prendre des décisions appropriées relativement au plan de traitement ou au suivi. Comparer l'information de plusieurs documents et d'ensembles de données. (2)
  • Consulter, s'il y a lieu, les manuels de politiques et de procédures pour vérifier les règles et les règlements durant l'élaboration d'un plan de travail. Consulter plusieurs pages avant de trouver l'information particulière, et choisir l'information appropriée à utiliser lors de l'élaboration du plan de travail. (2)
  • Utiliser Internet, au besoin, pour faire une recherche sur les services de santé offerts dans la collectivité et par le gouvernement. Utiliser Internet, s'il y a lieu, pour en apprendre davantage sur certains troubles médicaux et maladies ainsi que les traitements et les médicaments recommandés. Analyser et résumer l'information. (3)
  • Consulter les patients lors de l'évaluation des troubles médicaux afin d'obtenir l'information requise par le médecin ou d'autres professionnels de la santé en vue recommander le plan de traitement approprié. (3)
  • Effectuer une recherche dans Internet, dans les manuels médicaux et de soins infirmiers, dans les revues professionnelles et dans les publications du ministère de la Santé lors de cas ou de maladies rares. Intégrer et résumer l'information de ces sources, afin de déterminer le traitement approprié. (4)
Technologie numérique
  • Utiliser le traitement de texte. Utiliser, par exemple, les caractéristiques de base des logiciels de traitement de texte afin de rédiger des lettres, des notes de service et des rapports, ou d'inscrire des commentaires dans les dossiers des patients à l'aide de formats préconfigurés. (1)
  • Utiliser, s'il y a lieu, des feuilles de calcul. Inscrire par exemple, s'il y a lieu, de l'information numérique, comme le taux de glucose, les médicaments ou les rendez-vous de suivi. (1)
  • Utiliser des bases de données. Entrer, par exemple, des données ou chercher dans les dossiers des patients pour avoir des précisions sur les résultats des tests, les traitements et les troubles médicaux. (2)
  • Utiliser, s'il y a lieu, des logiciels graphiques. Utiliser, par exemple, un logiciel de présentation pour créer des présentations cliniques pour des collègues ou des groupes d'étudiants sur certains sujets, comme la sensibilisation et la prévention des infections transmissibles sexuellement. Ces présentations peuvent comprendre des représentations graphiques et des tableaux. (2)
  • Utiliser des logiciels de communication. Utiliser, par exemple, les courriels pour envoyer et recevoir des pièces jointes et des documents dans le domaine de la santé. (2)
  • Utiliser Internet. Effectuer, par exemple, des recherches par mots-clés à l'aide d'un moteur de recherche afin de trouver de l'information sur des maladies en particulier ou des troubles médicaux, des médicaments ou des plans de traitement recommandés. (2)
  • Utiliser, au besoin, d'autres applications informatiques et logicielles. Utiliser par exemple, s'il y a lieu, les plateformes d'apprentissage électronique. Avoir une compréhension de base des fonctions de glisser-déplacer, de défilement et d'entrée de données. (2)
Renseignements supplémentairesAutres compétences essentielles :

Travail d'équipe

En fonction de différents facteurs, les infirmiers autorisés peuvent travailler de façon autonome ou en équipe. Ils travaillent parfois de façon autonome lorsqu¿ils rencontrent des patients, organisent les tâches quotidiennes ou élaborer des plans de traitement individualisés. Ils travaillent également de façon autonome lorsque les ressources de soins de santé sont limitées, par exemple, dans de plus petites organisations ou installations. Ils peuvent aussi fournir un mentorat aux nouveaux employés. Toutefois, ils doivent coordonner leurs activités avec d¿autres infirmiers ainsi que professionnelles de la santé lorsqu¿ils fournissent des soins de santé à des patients dans de plus grandes organisations ou installations. Par exemple, ils doivent consulter d¿autres professionnels de la santé pour obtenir des détails sur les conditions médicales des patients avant de décider d¿un plan de traitement. Ils peuvent travailler au sein d¿une équipe d¿infirmiers autorisés et infirmières autorisées et d¿autres professionnels de la santé pour veiller à ce que les soins appropriés soient offerts aux patients en temps opportun. La coordination et l¿intégration des tâches et des responsabilités de l¿équipe peuvent être critiques pour veiller à ce que les services de santé soient efficaces et efficients. (3)

Formation continue

Dans le domaine des soins infirmiers, il faut suivre une formation continue et faire de l'apprentissage tout au long de la carrière. Lors de l'obtention du diplôme, les infirmiers autorisés ne sont pas nécessairement familiarisés avec tous les protocoles et toutes les procédures à respecter dans certaines situations au sein des organisations et des établissements. Ils doivent se tenir au courant des nouvelles technologies, des maladies, de la pratique et des traitements en participant à des congrès, à des séminaires et à des ateliers, ou en lisant des revues médicales ou de soins infirmiers, des livres, des bulletins d'une association professionnelle ou des documents dans Internet. Ils peuvent aussi tirer profit de l'apprentissage sur place en observant les autres infirmiers plus expérimentés ou les professionnels de la santé. Ils doivent renouveler leur attestation de compétence en RCR tous les ans ou tous les deux ans, selon la réglementation provinciale. Ils doivent eux-mêmes fixer principalement leurs objectifs en matière d'apprentissage, même si certaines associations d'infirmiers provinciales ont des exigences précises. Par exemple, une association d'infirmiers peut exiger que les infirmiers autorisés participent à des congrès ou à des séminaires de perfectionnement professionnel et offrir des crédits pour cette participation. (3)

Date de modification :